Visage d’une passion

Hommage au fondateur du regroupement

pvf

Visionnaire, il le fallait dans les années 50 pour parler et inciter à la pratique du ski. Avec les années, entre les différents sentiers de neige, Pierre Leclerc nous
laisse un héritage de passionné bâtisseur : des actions, des écrits des organismes, des sociétés, des clubs fonctionnels qui font qu’aujourd’hui, des
milliers de Québécois et Québécoises, jeunes et moins jeunes s’adonnent à la pratique du ski. Dans le monde du ski de fond, le parcours de Pierre Leclerc est
impressionnant. D’une présidence à l’autre, d’un conseil d’administration à l’autre, d’un comité à l’autre, d’un écrit à l’autre, les heures ne se comptent plus.
C’est en mois et en années qu’il faut considérer le curriculum et le bénévolat de Pierre V. Leclerc. Si l’histoire du bénévolat du ski de fond nous était comptée,
c’est en parti d’un grand volet de la vie de Pierre V. Leclerc qu’il faudrait raconter. Skieur de fond, cela traduit son endurance et sa persévérance dans
tous les projets qu’il a amorcés. À ce titre, il aurait mérité tous les podiums pour signaler son sens du leadership, celui qui mène la course et tire le peloton. Et à
quatre vingt dix ans, le parcours de Pierre Leclerc sur neige est loin d’être terminé, du moins …en raquette!
Pierre V. Leclerc. Ses réalisations «Le ski».

 

  • Co-fondateur des Cours populaires de ski sur les plaines d’Abraham
    en 1955, vice-président de 1955 à 1959 et moniteur bénévole de 1955 à
    1967. Ces cours ont duré jusqu’en 1980 sur les Plaines d’Abraham
    d’abord et ils ont essaimé à Pointe au Pic, Stoneham, au Mont Hibou et
    au Lac Beauport. Ce sont 13,000 jeunes qui ont été formés à la pratique
    du ski alpin sur toutes ces années.
  • Co-fondateur du Musée du ski de Québec en 1989 dont les locaux sont
    situés au Mont Ste-Anne. Il occupe le poste de vice-président de 1989 à
    1995 et directeur de 1995 à 1998. Ce musée regroupe les principaux
    artéfacts témoignant de l’évolution du ski dans la région depuis le début
    du siècle. Pierre Leclerc, tout en agissant à titre de vice-président s’est
    occupé particulièrement de recueillir les articles ou chroniques dans les
    journaux du début du siècle, concernant la pratique du ski.
  • Collabore à la réalisation d’un document sur l’histoire du ski dans la
    région de Québec, sous la direction de M.Donald Guay, historien du sport
    au Québec.

Merci, M. Pierre V. Leclerc pour votre apport au ski de fond.

francois_pichard_photo-web

(*PHOTO: Le Temple de la renommée du ski
canadien)

Francois Pichard – 1914 / 2013
UN PIONNIER DU SKI QUÉBÉCOIS S’ÉTEINT
19 janvier 2013
Nombreux sont ceux qui connaissent la très belle piste « La Pichard » du Mont-Sainte-Anne. Peu connaissent cependant celui qui lui a donné son nom sauf peut-être les plus anciens. François Pichard nous a quitté le 15 janvier dernier à l’âge plus que vénérable de 98 ans et 9 mois. Son héritage est immense. Les skieurs du Québec sauront lui être reconnaissants et avoir une pensée pour lui à chacune de leur prochaine descente de cette belle piste.

Né à l’orée des Rocheuses canadiennes à Edmonton en Alberta en 1914, François Pichard fut l’un des artisans de l’organisation du ski au Québec de 1933 jusque dans les années 70 nous révèle un document unilingue anglophone du Temple de la renommée du ski canadien où il fut intronisé en 1983. Ses premiers gestes de promotion du ski chez nous remontent à 1933. Il fonde alors le Club de ski Montagnard de Lévis. Un an plus tard, nous le retrouvons à titre de cofondateur de la Saint Lawrence Valley Zone of the Canadian Amateur Ski Association (CASA). Il occupera le poste de président durant 11 ans soit de 1939 à 1949 et à nouveau en 1970.
En 1937, il fut directeur de l’Association des Sports d’hiver du Québec (Quebec Winter Sports Association) qui mema à la création du Mont St- Castin. C’est en 1944 que nous le retrouvons dans le giron du Mont-Sainte-Anne alors qu’il collabore à l’évaluation des pistes potentielles pour des épreuves de slalom et de descentes qui se dérouleront lors des Championnats canadiens devant s’y tenir en 1947. Il tiendra la présidence de ces championnats.
C’est en 1964 que nous le retrouvons au Mont-Sainte-Anne alors que l’on sollicite son expertise en vue d’établir le tracé de différentes pistes et corridors de remontées. Trois ans plus tard, en 1967, il devient le coordonnateur des épreuves nordiques alors que le Mont Sainte-Marie en Outaouais est l’hôte des Jeux du Canada. En 1969, 1971 et 1973, on le retrouve cette fois dans le rôle de président du comité de coordination de la Coupe du monde de ski. Il occupera un poste similaire pour les épreuves de sauts à ski en 1970. En 1979, il est chef du protocole lors des Championnats Mondiaux Juniors de Ski nordique qui se tiennent au Mont-Sainte-Anne. De 1944 à 1946, il devient l’un des artisans de la piste de 60 milles reliant le Mont-Sainte-Anne à Lac Beauport et que l’on nomma « La Caribou ». Un axe abandonné plus tard faute de fréquentation assidue. De 1945 à 1951, il occupera le poste de vice-président de l’Association canadienne de ski amateur. Un poste similaire au sein de l’Association canadienne olympique lui conférera la responsabilité de la sélection des membres de l’équipe de ski nordique en vue des Jeux Olympiques de 1948 à St-Moritz en Suisse.
Durant son séjour au sein de l’Association Olympique canadienne, il représentera le pays aux assises de la Fédération Internationale de Ski (FIS). De 1955 à 1957, il est président de « Society for the Advancement of Skiing in Quebec”. Durant une dizaine d’années il a veillé à la promotion de la pratique du ski au Québec sous diverses formes notamment dans l’apport de quelque 125,000 heures d’enseignement gratuit à des jeunes de 8 à 14 ans sur les Plaines d’Abraham à Québec. De 1969 à 1970, il présida aux destinées de l’organisme Skibec, anciennement la “St Lawrence Valley Ski Zone”. Il a fondé l’Organisation de saut à ski junior du Québec en 1971. Il a reçu l’Ordre du Canada en 1979. Bien que soit ici cité des réalisations pour le ski alpin, monsieur Pichard a également suivi de très près les réalisations du ski de fond, demeurant la plus grande partie de sa vie, à quelques spatules des sentiers de ski de fond de la Station mont Sainte-Anne.

Merci également à son fils, Paul pour toutes les informations et la photo. Dans son document, Le Temple Canadien du ski prévient que les données pourraient être incomplètes. Déjà l’héritage est assez imposant et éloquent.

Source : Le Temple de la renommée du ski canadien – adaptation Roger Laroche – carnetduski.com